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<font color=blue>Déclaration de la FSU au Comité Départemental de l'Education Nationale du 9 novembre 2010</font>

10 novembre 2010

Monsieur le Préfet, Monsieur le Président du Conseil Général, Monsieur l’Inspecteur d’académie

La rentrée dont ce CDEN doit examiner le bilan, s’est déroulée dans un climat social alourdi par la volonté gouvernementale d’imposer aux salariés, contre leur volonté, une réforme injuste du système des retraites, essentiellement financée par eux-mêmes.

Elle est le reflet comme les précédentes d’une logique budgétaire qui consiste à diminuer les coûts pour l’état. L’ EN de par son poids est lourdement touchée par la suppression des postes de fonctionnaires et en cela, elle est largement concernée par le vaste plan de remise en cause des services publics : 16000 postes supprimés à la rentrée 2011 dont 8967 dans le premier degré public , 4800 dans le second degré public, 1633 dans l’enseignement privé sous contrat et 600 postes de personnels administratifs.

Dans ce contexte, marqué chaque jour d’avantage par une défiance généralisée à l’égard des décisions gouvernementales , nous ne pouvons que reprendre la litanie des mesures négatives et des constats de situations dégradées par des orientations budgétaires contraires aux intérêts des élèves , de leurs parents et bien sûr des enseignants eux-mêmes. Un rapport d’Inspecteurs généraux de l’EN, fait état d’un sous-investissement de la France en matière d’éducation, et dénonce les choix politiques qui aggravent les inégalités. la recherche des fameux gisements d’efficience constitue dorénavant la principale mission des recteurs pour réaliser les économies souhaitées..

C’est ce que nous constatons dans notre département et c’est ce que montre les documents de travail :

Dans le premier degré :
- réduction de l’offre éducative.
- nouvelles suppressions des postes de RASED.
- réduction jusqu’à la suppression de la formation continue des enseignants comme dans le second degré d’ailleurs.

Dans le second degré et en se limitant aux collèges :
-  mise en place de réformes très contestées, notamment celle du socle commun, celle de l’individualisation du traitement de la difficulté scolaire
-  étranglement, sous prétexte de modernisation et de mutualisation, des moyens accordés à l’enseignement spécialisé , beaucoup trop dispendieux.
-  Diminution des moyens de remplacement et détérioration des conditions d’exercice des personnels chargés de ces tâches.
-  Augmentation sensible des heures supplémentaires comme le montre les documents fournis par l’IA, pour compenser les suppressions de postes.
-  Augmentation du recours aux vacataires « bouche-trous ».
Enfin on ne peut pas ne pas évoquer la réforme de la formation des maîtres , unanimement critiquée par les enseignants ainsi que par la majorité des parents d’élèves.

Dans les services administratifs, la même logique comptable prévaut. Elle précarise la situation des personnels de l’IA au nom de la mutualisation des moyens. Tout est prétexte à chercher les économies de fonctionnement même si elles déshumanisent les services qui jusque là étaient rendus au plan départemental.

Comment, Monsieur le Préfet, face à un tel tableau, enseignants et parents d’élèves, ne mettrions nous pas, en regard d’un côté les centaines de milliards trouvés miraculeusement pour renflouer les banquiers spéculateurs et de l’autre la diminution constante et programmée des moyens accordés à l’Education Nationale, le mépris de l’intérêt des élèves, des personnels, de l’Ecole ?


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